Amis, followers et familles bonjour à vous tous.

Me voilà tout prêt de Jéricocoara, un village aux ruelles ensablées en bordure d’océan, accessible uniquement en 4×4. Mon itinéraire longe l’océan à une vingtaine de kilomètres à l’intérieur des terres.


Sur le trajet en bord d’une route bien ensoleillée, je m’accorde une pause à l’ombre pour me réhydrater. « Dodo » et sa famille ont cette gentillesse extrême de me proposer de l ‘eau fraîche et m’invite à partager leur repas.

20171112_132345840938859.jpg
Dodo: père et fils !

20171112_125034-1455611856.jpg

 

Les Brésiliens ont le sens de l’accueil et de l’hospitalité. Ils sont relationnels, généreux et chaleureux et n’hésitent pas à se mettre en quatre pour vous aider. Repas délicieux et copieux que je dévore avec gourmandise.

Le fils « Dodo » et son papa me font visiter leur hacienda (une ferme avec des animaux). Pour m’assurer de la qualité de ces volailles, me voilà à soupeser le poids de ce poulet.

​Je reprends la route le cœur rempli de leur bonté et convaincu  de la chaleur humaine des Brésiliens. Pour se rendre à Jéricoacoacora, l’accès se fait soit par le bord de l ‘océan le long des plages, soit par une piste intérieure de sable de 20 km. Il est hors de question de repousser comme un damné dans le sable, alors j’opte pour le transport local en gros 4×4 aux moteurs rugissants et efficaces. J’ai cru perdre mon vélo 100 fois tellement le parcours ensablé et bosselé me secouait dans tous les sens.


Au village de Jéricoacoacora, la vie semble déconnectée de tous repères urbains. Circulation de véhicules tout terrain, buggys, 4×4 et quads sillonnent les ruelles ensablées sans panneaux. Ah oui !  Il y a un vélo avec de lourdes sacoches qui s’enfonce dans le sable qui fait l’attraction des locaux. Pour avancer ? Impossible de pédaler. Donc tu mets la main sous la selle et tu tires comme une mule , un âne , un bourricot 🙂

Le soir, l’ambiance devient festive. Musique et « Caïpirinhas » (alcool et morceaux de fruits au choix) sont au menu.



Une transhumance quotidienne s’organise chaque soir vers le sommet de la dune pour apprécier le coucher de soleil.

Ce diaporama nécessite JavaScript.

En journée une multitude d’activités s’offrent aux touristes. Planche à voile, ballade en buggy, etc. J’opte pour une ballade à pied, histoire de me décontracter les muscles des jambes.

20171113_112106209618932.jpg

20171113_1158301799557996.jpg

En contre bas , une plage aux rochers scintillants comme des perles précieuses reflète sa beauté dans ce paysage hostile à toute forme de vie. Le grain de sable que je suis se pose modestement pour un instant auprès de ce paysage millénaire façonné par le temps.

Une roche percée appelée  « Pedra Furada » un peu comme l’aiguille creuse d’Étretat en Normandie lutte contre ce flot de vagues incessant. Le combat est inégal, les éléments naturels des vagues et du vent s’enduisent de patience. Le rocher aux allures invincible s’effondrera.

« Pedra Furada »

300 km de routes bien inhospitalière séparent ces deux sites touristiques. Les premiers grands fleuve (appelé Rio) font leur entrée dans le paysage.

Enfin, les premiers Rio. Comprenez pourquoi nos grandes villes se sont mises au bord des fleuves. Source de vie, nourriture et transport.

​La route se prolonge inlassablement.


Approvisionnement en eau dans mes sacoches : 5 litres pour la journée. La veille à l’hôtel, je leur demande qu’ils me mette 3 bouteilles de 1,5 litre au congélateur. Dans une des sacoches arrière, j’ai un sac de surgélation. Ainsi je peux boire de l’eau fraîche toute la journée.

C’est sûr , c’est pas la Suisse ! Mais j’ai pas les cols à gravir !

​​​Au passage d’une grande ville « Parnaiba » je fais la rencontre d’un couple, Jojo et Tatyana. Ils habitent SÃO PAULO et sont venus visiter la région du Nord Est  comme beaucoup d’autres Brésiliens. Ils me donnent de précieuses informations pour les visites de la région.

JOJO ET TATYANA DE SÃO PAULO
Ballade en tandem dans la ville de Parnaiba.

​C’est pas évident de rouler en tandem . Il faut être super synchro, car le pédalier tourne quand l’un des deux pédale. Bonne crise de fou rire. J’ai peut être trouver la solution pour aller en Guyane sans efforts : passager d’un tandem ! Cool non ?  Merci à vous deux Jojo et Tatyana pour votre gentillesse et joie de vivre.

Le parc des Lençois est à 80 kms de Tutoia. Après Tutoia une route de 40km bien agréable arrive à « Paul Neves » puis ensuite plus rien : la route asphaltée se transforme en piste ondulée, cassante, faisant vibrer toutes les parties mécaniques du vélo et de ma colonne vertébrale. Parfois sur la piste légèrement ensablée, les pieds accrochés aux pédales, la roue avant du vélo s’enfonce et ne trouve pas sa trajectoire. Je me fais des frayeurs car mes réflexes sont amoindris avec la chaleur et la fatigue. Non non s’il vous plait pas la clavicule ! Alors pied à terre, tu décroches et tu pousses, réduisant considérablement la moyenne horaire en km. Pour infos : la vitesse normale est de 17 km/h. Sur piste : 8 km/h en produisant le double d’énergie.


Après 30km et 4 heures de trépidation, un local se propose spontanément de charger le vélo à l’arrière de son 4×4 et de me déposer à la fin de la piste. J’accepte volontiers. Les os de ma carcasse sont tout en désordre, et je dois avoir les genoux à la place des coudes.

Un luxe oublié : avancer sans efforts !

​Je suis tout proche de Barreirinhas que je vous décrirai dans le prochain article.

Alex votre pédaleur errant vous embrasse.