Amis, followers et familles bonjour à vous tous.
Me voilà tout prêt de Jéricocoara, un village aux ruelles ensablées en bordure d’océan, accessible uniquement en 4×4. Mon itinéraire longe l’océan à une vingtaine de kilomètres à l’intérieur des terres.
Sur le trajet en bord d’une route bien ensoleillée, je m’accorde une pause à l’ombre pour me réhydrater. « Dodo » et sa famille ont cette gentillesse extrême de me proposer de l ‘eau fraîche et m’invite à partager leur repas.


Les Brésiliens ont le sens de l’accueil et de l’hospitalité. Ils sont relationnels, généreux et chaleureux et n’hésitent pas à se mettre en quatre pour vous aider. Repas délicieux et copieux que je dévore avec gourmandise.
Le fils « Dodo » et son papa me font visiter leur hacienda (une ferme avec des animaux). Pour m’assurer de la qualité de ces volailles, me voilà à soupeser le poids de ce poulet.
Je reprends la route le cœur rempli de leur bonté et convaincu de la chaleur humaine des Brésiliens. Pour se rendre à Jéricoacoacora, l’accès se fait soit par le bord de l ‘océan le long des plages, soit par une piste intérieure de sable de 20 km. Il est hors de question de repousser comme un damné dans le sable, alors j’opte pour le transport local en gros 4×4 aux moteurs rugissants et efficaces. J’ai cru perdre mon vélo 100 fois tellement le parcours ensablé et bosselé me secouait dans tous les sens.
Au village de Jéricoacoacora, la vie semble déconnectée de tous repères urbains. Circulation de véhicules tout terrain, buggys, 4×4 et quads sillonnent les ruelles ensablées sans panneaux. Ah oui ! Il y a un vélo avec de lourdes sacoches qui s’enfonce dans le sable qui fait l’attraction des locaux. Pour avancer ? Impossible de pédaler. Donc tu mets la main sous la selle et tu tires comme une mule , un âne , un bourricot 🙂
Le soir, l’ambiance devient festive. Musique et « Caïpirinhas » (alcool et morceaux de fruits au choix) sont au menu.

Une transhumance quotidienne s’organise chaque soir vers le sommet de la dune pour apprécier le coucher de soleil.
En journée une multitude d’activités s’offrent aux touristes. Planche à voile, ballade en buggy, etc. J’opte pour une ballade à pied, histoire de me décontracter les muscles des jambes.


En contre bas , une plage aux rochers scintillants comme des perles précieuses reflète sa beauté dans ce paysage hostile à toute forme de vie. Le grain de sable que je suis se pose modestement pour un instant auprès de ce paysage millénaire façonné par le temps.
Une roche percée appelée « Pedra Furada » un peu comme l’aiguille creuse d’Étretat en Normandie lutte contre ce flot de vagues incessant. Le combat est inégal, les éléments naturels des vagues et du vent s’enduisent de patience. Le rocher aux allures invincible s’effondrera.

300 km de routes bien inhospitalière séparent ces deux sites touristiques. Les premiers grands fleuve (appelé Rio) font leur entrée dans le paysage.

La route se prolonge inlassablement.
Approvisionnement en eau dans mes sacoches : 5 litres pour la journée. La veille à l’hôtel, je leur demande qu’ils me mette 3 bouteilles de 1,5 litre au congélateur. Dans une des sacoches arrière, j’ai un sac de surgélation. Ainsi je peux boire de l’eau fraîche toute la journée.

Au passage d’une grande ville « Parnaiba » je fais la rencontre d’un couple, Jojo et Tatyana. Ils habitent SÃO PAULO et sont venus visiter la région du Nord Est comme beaucoup d’autres Brésiliens. Ils me donnent de précieuses informations pour les visites de la région.


C’est pas évident de rouler en tandem . Il faut être super synchro, car le pédalier tourne quand l’un des deux pédale. Bonne crise de fou rire. J’ai peut être trouver la solution pour aller en Guyane sans efforts : passager d’un tandem ! Cool non ? Merci à vous deux Jojo et Tatyana pour votre gentillesse et joie de vivre.
Le parc des Lençois est à 80 kms de Tutoia. Après Tutoia une route de 40km bien agréable arrive à « Paul Neves » puis ensuite plus rien : la route asphaltée se transforme en piste ondulée, cassante, faisant vibrer toutes les parties mécaniques du vélo et de ma colonne vertébrale. Parfois sur la piste légèrement ensablée, les pieds accrochés aux pédales, la roue avant du vélo s’enfonce et ne trouve pas sa trajectoire. Je me fais des frayeurs car mes réflexes sont amoindris avec la chaleur et la fatigue. Non non s’il vous plait pas la clavicule ! Alors pied à terre, tu décroches et tu pousses, réduisant considérablement la moyenne horaire en km. Pour infos : la vitesse normale est de 17 km/h. Sur piste : 8 km/h en produisant le double d’énergie.
Après 30km et 4 heures de trépidation, un local se propose spontanément de charger le vélo à l’arrière de son 4×4 et de me déposer à la fin de la piste. J’accepte volontiers. Les os de ma carcasse sont tout en désordre, et je dois avoir les genoux à la place des coudes.

Je suis tout proche de Barreirinhas que je vous décrirai dans le prochain article.
Alex votre pédaleur errant vous embrasse.
Salut mon petit Alex !!! J’ai toujours plaisir à te lire et j’étais un peu inquiet de ne pas avoir de publications pendant plusieurs jours. Je pense que tu n’avais pas de connections et je suis content de voir que tout va bien pour toi. Je vois que tu soufre de la chaleur et de s difficultés de la route mais que ta récompense tu la trouve dans le partage tout au long de ton parcourt et de tes rencontres. Continu comme çà à nous faire rêver !! Biz de Cannes Bernard
J’aimeJ’aime
Euh….en fait Alex avant de te retrouver à Cayenne je vais faire une halte à Jéricoacoara . C’est magnifique ce village, je m’y vois bien. Si le cœur t’en dis, je t’y attends pour savourer une Pinacolada, au sommet de la dune, face au soleil couchant…Waouh, que de beaux moments tu vis ! Il y a ce côté sauvage et grande nature qui me captive, et la gentillesse des locaux que tu décris si bien me réjouit.
Je prends mon Vélo , quoi que non car il faut pousser, peut-être mon vélo….électrique alors…mais s’il n’y a pas de prise le long des routes je vais galérer pour recharger ma batterie ! ! Mes rollers peut-être ? Ah mais je risque de te semer ! hi hi !!
Bon mon maillot de bain suffira pour me délasser au soleil et admirer l’énergie que tu développes chaque jour pour cette aventure qui est la tienne.
Très bonne continuation à toi. Et merci de me faire découvrir une autre partie du monde.
Je te dédie ce bout de chanson :
« quoi que tu fasses, où que tu sois, rien ne s’efface, je pense à toi » (paroles d’un de mes idoles) .
Tu esposa.
J’aimeJ’aime
Superbe Alex et merci pour ce partage qui n’a pas de prix ..
Mon petit poulet et oui Le galinero c est toi la preuve en image mdr 😂
Bise pat
J’aimeJ’aime
Cà fait un grand bien de te lire et de prendre part (quelque part) à ton voyage.
Ces brésilien.ne.s sur ta route doivent être fasciné par ton périple!
Tu embrasse la vie et on dirait qu’elle te le rend bien!
J’aimeJ’aime
Et bravo pour ta prose, elle nous transporte, elle nous élève!
Y’a juste une figure de style que j’ai pas capté : « les éléments naturels des vagues et du vent s’ENDUISENT de patience ». Mais j’aime qu’il y ait du mystère, c’est encore plus propice à l’imagination 😉
Bises fraîches mais chaleureuses d’un temps de novembre à quelques milliers de kilomètres,
JL
J’aimeJ’aime
Tout est plus agréable en voyage quand la population est gentille.
Cela donne confiance et de bons souvenirs.
De ce coté là, je me demande comment les étrangers perçoivent les français?`
C’est drôlement varié les endroits que tu parcours, les routes en tous les cas.
Pas moyen de s’ennuyer en cours de chemin.
Ici la nuit tombe de plus en plus tô,’est un peu nostalgique. Mais les illuminations de
Noël se mettent en place pour nous égayer. Dans les supermarchés, les rayons rempis de cadeaux à faire,souvent inutiles, pourraient nourrir pas mal de pauvres brésiliens ou tout simplement des sdf français.
Profite autant que tu peux de ce qui n’est pas à vendre mais à voir, à admirer à contempler, c’est de cela que l’on s’enrichit pour de vrai.
J’aimeJ’aime
Fabuloso!
J’aimeJ’aime
Salut Alex,
je rejoins Jean-Luc pour son commentaire sur tes belles envolées lyriques qui nous charment et accompagnent ces belles images que tu nous envoies.
Elles contrastent avec la dureté apparente du sillon que tu traces au fur et à mesure de ta progression dans ces paysages sauvages et brûlants.
Heureusement les belles rencontres et partages au gré des villages traversés subliment et adoucissent les souffrances quotidiennes que tu dois endurer. Brises (fraîches) de Nice… JMK
J’aimeJ’aime