https://www.lavelodyssee.com/itineraire
Très explicite, je vous invite à consulter ce site. Je souhaite qu’il vous emmène comme moi dans de beaux projets et de beaux rêves. Vivez vos rêves ! Selon vos disponibilités, votre niveau et vos envies, vous pouvez faire quelques étapes où bien réaliser la totalité du parcours.
De Pau à Ouistreham !
L’horizon revient au bout des jambes avec cette fois ci, un parcours en France. Certes bien moins ambitieux mais tout à fait aussi exaltant que mes autres voyages.
Ci dessous, tel sera mon parcours.
Un itinéraire de 1500 kms en partant de Pau pour rejoindre Ouistreham. L’aventure est dans mon sang et le plaisir de découvrir de nouveaux horizons accompagné de dame nature suffit à me remplir de bonheur.

Je pars de la gare de Cannes pour rejoindre la gare de Pau en train avec mon vélo non démonté + 2 lourdes sacoches, une tente, un matelas de sol et un duvet.
C’est possible, mais c’est pas si simple.
Les TER ou trains intercités permettent de voyager avec un vélo non démonté.
Mais la SNCF a bien des secrets cachés quand à la complexité d’arriver à bon port en temps et en heures.


Départ enfin !

Laissons nous emporter maintenant dans cette belle balade qui glisse essentiellement le long de l’atlantique. Mais avant tout, je longerai les berges du Gave de Pau pour rejoindre Bayonne d’ici deux jours.





En ce début d’aventure, la météo est capricieuse. Sous peine d’être complètement trempé, de bons habits de pluies sont indispensables et nécessaires.



Heureusement le ciel s’éclaircit et le temps semble se stabiliser. C’est l’une des cartes essentielles pour apprécier le cyclotourisme.



Loin de la foule trépidante des fêtes Bayonnaise, aucune vachette à l’horizon, aucun touriste.
Sauf un. en vélo.
Que les intersaisons sont belles !
Le voyage continue sur ces chemins parfois asphaltés, parfois en terre. Ils vous entraînent aux cœurs des entrailles des sous bois, loin de la frénésie des grandes routes. On s’écarte des artères et le silence devient roi. Parfois, on croise d’autres cyclotouristes en sens inverse. À chacun son voyage, à chacun son bonheur et ses péripéties.





La nature nous offre un jeu de lumières, d’odeur et de sons. Les animaux se cachent. Je ne les vois pas, mais je sens la présence d’un monde animal qui se fait discret.

Quand la fin de journée arrive, il est temps de chercher un endroit dans ces forêts. Planter la tente, faire quelques étirements et se restaurer avant de plonger dans un sommeil réparateur. Soupe chaude avec des pâtes déshydraté + de la saucisse fumé pour agrémenter un repas gastro improvisé.

La base pour un bon campement sauvage. Un emplacement discret, avec si possible un sol relativement plat et pas trop dur pour fixer les piquets de la tente. Un tapis de sol ou un plastic sous celle-ci afin de l’isoler de l’humidité. Et une exposition au soleil levant pour sécher la toile de tente de l’hydrométrie matinale.

Parfois avec un peu de chance, on croise un bel hôtel. Le temps de prendre une douche, se raser et revenir dans le monde des gens civilisés.
« Ah le confort ! Savons nous encore apprécier à juste titre ce confort qui nous entoure quotidiennement. Un lit douillet, l’eau qui coule d’un robinet, un WC, une douche, un frigo, une machine à laver le linge, l’électricité pour faire fonctionner tout nos appareils de confort, un toit sous nos têtes pour nous protéger du froid et des intempéries. »

La piste cyclable continue. Parfois, elle vous amène nul part, je pestifère. Trouver la suite logique de la Vélodyssée n’est pas chose facile. Ce n’est pas une piste cyclable en continue. À l’approche d’une ville, celle qui est votre compagne, votre repaire et votre sécurité vous abandonne. Il faut revenir à la vigilance. Les routes traditionnelles sans pistes cyclable et sans bande d’arrêt d’urgence sont dangereuses. Pour retrouver son chemin, tous les cyclotouristes et moi même sommes afférés avec diverses applications sur son portable à retrouver la trace du petit Poucet.



À vrai dire, en longeant l’atlantique c’est une bonne aide pour repérer son chemin.



Passage de « Verdon sur mer » pour la ville de Royan. Le bac vous attend pour une traversée maritime de 30 minutes.



Traversées quotidiennes.
Après quelques kilomètres de traversée, plusieurs mondes pourtant si proche les uns des autres, sont totalement différents. Le monde des forêts Landaises, le monde des villes balnéaires fleurtant les côtes, le monde des étangs, des marais avec les huitres, les moules et les salinières.
Une fois la période estivale terminée, ces petits villages côtiers font figure de ville morte. Commerces fermés, camping fermés, tout un monde qui se métamorphose. Les marmottes rentrent au terrier, les touristes ont repris leurs activités et les gens locaux respirent.




Arrivé à la Rochelle, on ressent de suite un port chargé d’histoires. Une ville pleine de richesses de contes et de légendes. Combien de bateaux, de marins et d’aventuriers sont passés par ces deux tours fortifiées ? Combien de bateaux sont enfouies sous les mers en emportant tous leurs secrets.




La France est tellement belle. En très peu de kilomètres, on peut passer d’un univers à un autre univers. Chacun ces charmes. Tout le monde peut être heureux. Il suffit de le vouloir. Ce qui est universel, c’est que cela est éphémère. Sachons prendre le bonheur quand il est là. Il y a une fin pour tout, il y a une fin pour tous ! Sachons saisir les perches de la vie quand elles se présentent à nous.




Pourtant tous ces campings sont fermé à partir de fin septembre. Ce sont de vraies industries. Mobil home entassés aux allures de fourmilière. Plus un camping d’ouvert près des grandes villes, cela devient difficile de trouver un emplacement pour une petite tente.
Il faut quitter les côtes, revenir un peu à l’intérieur des terres pour retrouver une âme et des supporters pour vous encourager à pédaler


Arrivé à ce petit village de Saint-Hilaire de Chaléon, le charmant camping municipal m’accueille très gentiment pour un montant de 6,22€ avec douches chaudes et bénédiction.





Demain, je partirai vers Nantes. Le cœur serré, je quitte ces marais sauvages, cette nature et ces oiseaux migrateurs qui s’apprêtent à retrouver bientôt des températures plus clémentes en allant vers le sud. Je vais pour ma part vers le nord. Traverser l’agglomération Nantaise pour retrouver des gens que j’aime. Ensuite je continuerai ma route très bientôt vers d’autres horizons pour rejoindre Saint Malo et Ouistreham.
À vous tous que j’aime, je vous embrasse !!

Nous avons beaucoup de respect pour ce que tu fais!
Cyclotouristes également, nos périples, qui sont durs souvent, sont allégés par un lit douillet et un bon repas le soir, dans un gîte où un hôtel ! Et ça change la vie!
Mais on ne roule jamais plus d’une semaine…
Donc nous sommes bien placés pour évaluer tout ton mérite !
Bravo Alex, et tiens nous au courant de tes exploits!
on t’embrasse,
Yves et Chantal
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Bravo et merci, Alex, de faire rayonner autour de toi les bonheurs simples que tu rencontres au gré de tes cheminements vers l’horizon. C’est un plaisir de voyager ainsi avec toi, confortablement 😉
Jean-Luc
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salut Alex. Merci de nous faire partager ton aventure au plus près de la nature et à la force des mollets. Belle prose et de belles paroles de vie. Peu de gens sont capables de faire cela, peur de la solitude, du défi physique et de l’ inconfort…mais quand on le vit on se sent vraiment vivant et on vie des expériences magiques et on se sert de ces moments pour affronter les périodes difficiles..et cela fait de belles histoires à raconter à ses petits enfants. Carpe diem Amigo
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