Tous mes amis bonjour, ravis de tous vous retrouver.
De Lusaka à Livingstone, c’est une autre planète. Il y a tout simplement rien ! De petites villes, vivent dans une autre époque sur un autre monde. Les premiers panneaux sont là et indiquent bien la direction de Livingstone. Ça va , je ne me suis pas trompé de chemin 🙂 Bon OK, facile, il y a qu’une route, donc même pas besoin de GPS ni de boussole.
La route est rectiligne, mais ma vigilance est une grande priorité , car sur cette route plus étroite, les camions ne te font pas de cadeaux.
Pendant les heures chaudes, la sieste sous l’ombre épaisse d’un arbre, se déguste avec délicatesse.
Mais la chaleur s’accumule et de gros nuages sombres, lourd en humidité, éclatent en fin d’après midi en orage violent, parsemés d’éclairs.

Et là, il faut vite trouver un abris !
La route longe la voie ferré, et la vie s’organise le long des rails. Il faut juste bien penser a enlever ces marchandises avant le passage du train.
Pour se loger, c’est facile: de nombreux panneaux t’indiquent une Guest house avec plus ou moins d’alléchantes prestations.
Oui mais voila, il y a des douches certes, mais pas d’eau au robinet. Le sceau avec l’eau du puits fait office de douche !
IL y a la télé certes mais pas d’antenne 🙂
On sert soit disant de délicieux repas, certes mais le cuisinier n’a que du NCHIMA à te proposer !
Tu rajoutes au passage des coupures de 8 heures d’électricité, donc le soir pas de lumière, des moustiquaires trouées qui entourent le lit donc tu te fait bouffer la nuit par les moustiques; des matelas de paille défoncés donc tu te réveilles le matin avec 20 ans de plus et avec une grosse journée vélo à faire dans la foulée ! Un mal au ventre, parce que que tu as bu un peu d’eau du puits sans la traiter.
Vous voyez quand on rentre après en France dans son petit nid douillet, tout ce qui nous entoure au quotidien dont on ne fait même plus attention, tout cela devient pour le coup un petit paradis ! même nos factures 🙂
Livingstone, enfin te voilà !
La petite ville de Livingstone aux allures coloniales laisse transparaître dès son arrivée une douceur de vivre. A 500 kms de la capitale Lusaka, Livingstone se situe à la frontière du Zimbabwe, tout près du Botswana et de la Namibie.
Pourquoi le nom de Livingstone ? Tout simplement, car c’est le premier homme blanc, chercheur, médecin , missionnaire protestant et explorateur Écossais, qui en 1855 a découvert et parcouru la région en remontant le ZAMBÈZE.
David Livingstone contribua à la fois au développement et à la promotion de l ‘Empire commercial Britannique d’une part, à la lutte contre la traite esclavagiste et à l’évangélisation du Sud du continent Africain d’autre part.
Ce pont, construit par les Anglais en 1905 , permettait la liaison par voie ferrée, entre Cap Town en Afrique du Sud et le Congo Belge, plus au nord de la Zambie.

En face du pont, un bijou géologique, façonné méticuleusement depuis des centaines de milliers d’année par la nature : les chutes Victoria. Normalement, ça donne ça :
Mais aujourd’hui, ça donne ça :
Et voilà , comment on vend des cliches de cartes postales des chutes Victoria ! Je fais des milliers de kms en vélo et quand j’arrive on me dit :
- « Il n’y a pas d’eau ! »
- « Pas d’eau ?? »
- « Revenez dans quelques mois et il y aura de l’eau ! Mais parfois, quand il y a trop d’eau, les nuages de vapeur d’humidité remontent et comme un écran de fumée, on ne voit même pas les cascades » me dit on.
- Je scrute le ciel : « Effectivement pas d’eau ! »
Blague à part, le site reste magique et grandiose. Si vous en avez l’ opportunité, venez découvrir les merveilleuses chutes Victoria (les mois favorables sont Avril, Mai et Juin).
En attendant que les chutes se remplissent , je m’évade par de petits sentiers qui surplombent le haut des cascades.
La magie des chutes , garde ces petits coins secrets et au sommet de ces murailles de pierre, se cachent de petites vasques d’eau où l’on peut se baigner.
Avec 40 ° au soleil, malgré mon vertige, je résiste pas bien longtemps à la tentation de la baignade. La petite vasque en haut à droite est une baignoire naturelle magique; faut juste pas regarder en bas !
Le vélo aussi se rafraîchit dans les eaux du Zambèze !
En revenant des chutes vers la ville de Livingstone, je suis intrigué par une locomotive et ses wagons d’ un autre siècle.
Pensant que c’était l’entrée d’un musée, je me renseigne afin de le visiter. Non, non pas du tout, le mécano me confirme que le train fonctionne deux fois par semaine et emmène ses passagers pour une soirée (train, repas à travers la parc National de la région) pour 180$ la soirée (à 2 c’est 360 $). Quand on pense que le salaire moyen est de 50$ par mois pour le personnel, ça me laisse dans un certain sentiment d’inconfort.
Le mécano m’emmène visiter les coulisses de ce musée vivant sur roulettes. Je vous garantis l’émotion de la découverte de cette pièce de collection et de son mobilier : tout dans son jus comme au siècle dernier. Rien n’a changé de l’époque de ce train, ces wagons fabriqués en 1926 par les Anglais. La cabine de pilotage où l’on enfourne le charbon dans la chaudière pour faire turbiner la locomotive à pleine vapeur est stupéfiante et bouleversante. Toutes les poignées des manettes pour faire fonctionner cette machine sont patinées couleurs bronze par le frottement des mains depuis presque un siècle.
Pendant quelques instants, je m’évade dans cet univers colonial. Tout ici est le reflet d’une bourgeoisie anglaise qui s’octroyait un univers de luxe. L’atmosphère est envoûtante !
Attention, attention ! en voiture s’il vous plaît ! le train va partir !
Je vous remercie à tous de votre fidélité et de votre lecture sur ce blog. Je vous retrouve tous prochainement. L’amitié, la convivialité, le rire, le plaisir d’un bon repas , arrosé d’une bonne bouteille de vin autour d’une table, c’est ce que nous aimons avec Lolo et nos enfants partager avec vous tous.
Allez, c’est bientôt noël ! gastronomie au menu ? Allez je vous prépare un article sur les coutumes des repas et des techniques de préparations de la Zambie si ça peut vous aider à avoir des idées 😉 Âmes sensibles : ne pas regarder !
A très bientôt. Alex

Eh bé, les hôteliers livingstoniens (?) n'ont rien à envier à leurs confrères azuréens tant réputés dans l'art de prendre le client pour un pigeon!
« Mais, Monsieur, on n'a pas indiqué que la TV serait en état de marche. comment, Les trous dans la moustiquaire? Ah,… c'est pour votre confort, en sautant bien, vous allez vous coucher sans même devoir l'ouvrir. je vois que vous n'avez pas apporté votre meule de paille pour remplir le matelas, bon, ben ne mangez pas trop de notre délicieux repas, sinon vous allez vous retrouver parterre. Enjoy! »
Heureusement, ton esprit curieux et aventurier t'a mené à la plus belle baignoire, avec vue à couper le souffle!
A bientôt mon ami Alex!
Jean-Luc
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