Amis , followers et familles, ravis de tous vous retrouver. Au nord ouest du Brésil se trouve Saint Louis et Belém.

SAO LUIS
De 1612 À 1615, les Français s’étaient appropriés ce bastion. Ils seront chassés par les Portugais , 3 ans après. Heureusement tout semble calme actuellement 🙂 Ambiance Latino. Rythme lent. Aux heures les plus chaudes, la chaleur assomme les âmes courageuses et les hamacs tel des filets de pêcheurs piègent les hommes au prélassement. La règle, c’est tranquille, tranquille. Ici la patience est une vertu.
Je m’imprègne des ruelles et du centre historique et mon passage en vélo vient briser ce doux farniente. Je laisse derrière moi des visages perplexes et interrogatifs. Les Brésiliens ont le contact facile. Lorsqu’ils m’abordent, sans aucun complexe, ils me parlent en Portuguais comme si c’était ma langue natale, ne se préocupant aucunement de ma compréhension. D’où tu viens ? ou tu vas ? De quelle nationalité es tu ? où est le reste de ton équipe ? Très poliment par un hochement de tête et quelques sons portugais, je répond à leur questions. Ensuite avec la bénédiction de Jésus, ils me laissent repartir pour la suite de mon voyage.
Le son et le rythme de la musique invite au déhanchement. Les Brésiliens ont la danse facile. Trompettes et tambours s’harmonisent merveilleusement bien. Ambiance festive et bon enfant.
Pour quitter Saint Louis et aller en direction de Bélem, il faut prendre le ferry. Deux heures de traversée pour changer d’univers.
Dès les premiers kilomètres, la nature devient plus présente et me laisse penser que le sable et les paysages arides sont derrière moi.
Quelques maisonnettes aux toits en feuilles de palmiers offrent un nouveau paysage.


Ci joint deux photos pour ceux qui seraient tentés d’aller à Casto afin d’adopter cette technique pour de futurs travaux.
La chaleur devient plus humide et les moustiques font leurs apparitions. Je m’en serais bien passé de ces satanés insectes. Après tout ces paysages arides que j’ai traversé, cette végétation dense et verdoyante m’envoûte.
Les routes ? Ça trace droit ! Y a de quoi s’endormir au guidon !

Pour le mondial de foot au brésil, tous les terrains n’ont pas reçu la même infrastructure. Ici pas de filet ! Pour éviter de courir chercher le ballon , un mur de brique sera amplement suffisant. Tir dans la lucarne interdit 🙂
Les photos du vélo seront désormais sans béquille. Elle a cédé sous le poids des sacoches. Mais les vis se sont brisées nettes et sont restées dans les pas de vis. Comme si vous cassiez votre clef, dans la serrure. Personne ne veut le réparer. Éric et Line de « mode cyclabe à Nice : S.O.S préparez la chignole 🙂

En arrivant près de Pinheiro, le paysage se métamorphose, laissant place à un plat pays. Comme les Pays Bas, patrie de Martha ma mère. Certes avec quelques degrés de plus, mais surprenant tout de même ! Ou sont passés les arbres ?
Pour s’approvisionner, les marchés regorgent de fruits et de légumes. Ces bouteilles plastic oranges suspendues, contiennent une fabrication « piment fais maison ».
Au fil de la route , ces scènes quotidiennes deviennent pour moi un vrai spectacle et une distraction. Elle viennent briser la monotonie de ces longues lignes droite qui sont parfois interminables. Monsieur le boucher est en pleine préparation.

Si vous voulez un morceau de foie ou de poumon, attendez votre tour ! Ne vous inquiétez pas , tout est au frais ! Je finis d’abattre la bête et je suis à vous !

Arrivé à CAPANEMA

En approchant Bélem, la route s’élargit et perd son âme de Dame Nature. Heureusement la voie de droite (bande d’arrêt d’urgence) me sert de piste cyclable.
Si je vous demande : quelle heure est t’il avec la photo ci dessous ? Difficile non ?
Et bien voilà : le matin, le ciel est limpide. Oui, mais jusqu’à 9h du matin. De 9h à 10 h, de premiers petits nuages apparaissent. De 10h à 13h , les nuages se chargent en humidité et s’alourdissent. Certes ils deviennent un super écran pour le soleil et je reste bien vigilant de leurs évolution.
Voilà après plus d’un mois, à partir de 15h\ 16h, les premières grosses pluies éclatent. Très courte, mais intense. Au début, de grosses gouttes s’écrasent au sol, dégageant une odeur de terre chaude. La pluie donne le tempo et en 5 minutes, c’est le rinçage automatique assuré si t’es pas à l’abri.
Dernière ligne droite avant d’arriver à Bélem. 80 kms séparent ces deux villes. C’est déja la banlieue, et la circulation grandissante de poids lourds, autobus et motos s’intensifient.
L’approche pour rentrer dans Bélem est difficile. Voir dangereuse. Les cars et automobilistes sont aveuglés par la frénésie de la circulation et la loie devient celle du « plus gros qui passe ». Je suis mal barré sur mon petit vélo. Crispé, je serre fort le guidon, regarde sans cesse dans les rétros, et m’écartent constament dans les bas côté sous peine de me faire renverser. Une vigilance extrême obligatoire.
Les grandes avenues bordées de manguiers me saluent, le calme revient.

Bélem est une ville côtière. Elle arrive à séduire avec le port de pêcheurs et son activité marchande.
Pour ma part, je vous remercie de votre lecture et de tous vos commentaires. Je vous dit à tous à très bientôt. Un clin d’œil sur le fil de notre amitié, longue et fidèle.
Un pédaleur errant sans béquille, c’est comme un blog sans commentaires 🙂 alors lachez vous ! c’est juste un blog entre potes !
Au plaisir de tous vous revoir ! Alex





Super l’article ! J’ai trop rigolé pour la cage de foot. Surtout que le mur ne couvre que la partie arrière des cages. Si tu tire à côté, tu dois quand même aller chercher la balle ! Grosses bises. Dim et Linda
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Bonsoir Alex,
Ici la neige arrive avec le froid!! Tu nous réchauffes le cœur avec tes photos!!! 😉
A chaque tour de pédales tu te rapproches de la Guyane … Courage
bisou
Francine et Nicolas
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Super ce petit étal de viande. Je suis sur qu’il t’aura donné des idées pour tes prochains buffets!
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Quand tu te trouves tout seul dans la brousse, je suis inquiète, quand tu es entouré d’autos et de camions, je suis encore plus inquiète, que c’est difficile d’être la mère d’un pédaleur aventureux.
J’ai compris qu’il ne faut mieux pas se fâcher avec le boucher qui a l’air farouche avec son grand couteau.
Quelle variétés de paysages que tu as la chance de découvrir, monotonie zéro.
Moi c’est sur le bateau que j’aurais voulu être, magnifique cette ambiance tranquille.
De la dame qui fait tes tabliers à Carpentras, je devais dire qu’elle te lis avec plaisir mais elle ne sait pas correspondre.
Pour moi, une aventure démarre aussi bientôt. Encore une semaine dans mon
appart douillet puis le grand saut vers la vie de village.
Chacun vit l’aventure qu’il peut…
MERCI de partager avec nous tout ce que tu vois de beau, de drôle et d’intéressant.
Plein d’amour pour te donner le courage pour ce qui reste à transpirer. Mute
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Oui Alex merci pour tes photos ! tes commentaires ! c’est du » vivant » ! mais p….. de vélo ….. le Brésil en vélo …quoi ! je n’arrives pas à m’y faire ! moi aussi je transpire pour toi ! :-S ! mais quelle magnifique aventure que tu vis et nous fait partager ! garde le rhytme ! bisous Mio !
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Tu te désaltéres au « piment fait maison » ?
Ici lorsque le vent souffle, bien agréable, cela nous annonce la pluie !
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Salut Alex
Quel bonheur de te lire
Ce récit de voyage est vraiment passionnant,
Après le boulot le soir , avachie dans le canapé , les doigts de pied en èventail je savoure tes rècits peinarde pendant que tu sues, pédales sous la chaleur, casses des trucs sur ton vélo, fais des réparations de fortune , bref pendant que tu en chies moi je commence à grignoter les 1er chocolats de Noël etbâ faire ma liste de cadeaux …..
L’étal de ton boucher brésilien me donne envie de passer au végétarisme….les bouteilles de piment ressemblent à du jus d’orange purée c’est dangereux si on ne parle pas portugais !!!
C’est clair que les gens doivent te regarder intrigués » mais que fout ce mec en vélo, il ferait mieux de se taper un rhum sous une paillote à écouter de la samba !!!
Bref Pass le temps de t’ennuyer et que de chemin parcouru
Bon bientôt la jungle et ses forêts tropicales, attention aux moustiques aux migales bref à toutes ces bêbettes amazoniennes
Bon courage à toi et merci encore aux relayeurs en France qui nous permettent de te suivre
Bisous
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Merci Alex pour ce nouvel épisode riche, coloré et varié comme les paysages qui défilent, teinté de ton humour et ta cool attitude que tu continue à nous transmettre de loin.
Je me demande comment tu tiens physiquement. Sous ta casquette, çà doit être une méga-usine à endorphines qui irriguent tes muscles de ses shoots à chaque coup de pédale!
Fais gaffe à la circulation!
A dans un mois 🙂
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Salut Alex Merci pour ce petit récit ! On est à Sao Luís actuellement et on cherche à aller à Belém ! Tu recommanderais la route à vélo ? Parce que l entrée à Sao Luis a été plutôt sportive sur la double voies ! Ahah
Au plaisir !
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