Amis , followers et  familles, ravis de tous vous retrouver. Au nord ouest du Brésil se trouve Saint Louis et Belém.

Screenshot-2017-12-1 São Luís(1)

SAO LUIS

De 1612 À 1615, les Français s’étaient appropriés ce bastion.  Ils seront chassés  par les Portugais , 3 ans après. Heureusement tout semble calme actuellement 🙂   Ambiance Latino. Rythme lent. Aux heures les plus chaudes, la chaleur assomme les âmes courageuses et les hamacs tel des filets de pêcheurs piègent les hommes au prélassement. La règle, c’est tranquille, tranquille. Ici la patience est une vertu.

Je m’imprègne des ruelles et du centre historique et mon passage en vélo vient briser ce doux farniente. Je laisse derrière moi des visages perplexes et interrogatifs. Les Brésiliens ont le contact facile. Lorsqu’ils m’abordent, sans aucun complexe, ils me parlent en Portuguais comme si c’était ma langue natale, ne se préocupant aucunement de ma compréhension. D’où tu viens ? ou tu vas ?  De quelle nationalité es tu  ? où est le reste de ton équipe ?  Très poliment par un hochement de tête et quelques sons portugais, je répond à leur questions. Ensuite avec la bénédiction de Jésus, ils me laissent repartir pour la suite de mon voyage.


Le son et le rythme de la musique invite au déhanchement​. Les Brésiliens ont la danse facile. Trompettes et tambours  s’harmonisent merveilleusement bien. Ambiance festive et bon enfant.

Pour quitter Saint Louis et aller en direction de Bélem, il faut prendre le ferry. Deux heures de traversée pour changer d’univers.


Dès les premiers kilomètres, la nature devient plus présente et me laisse penser que le sable et les paysages arides sont derrière moi.

Quelques maisonnettes aux toits en feuilles de palmiers offrent un nouveau paysage.

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Paraboles et feuilles de palmier se sont apprivoisés. L’ère du temps rattrape la passé.

Ci joint deux photos pour ceux qui seraient tentés d’aller à Casto afin d’adopter cette technique pour de futurs travaux.

La chaleur devient plus humide et les moustiques font leurs apparitions. Je m’en serais bien passé de ces satanés insectes. Après tout ces paysages arides que j’ai traversé, cette végétation dense et verdoyante m’envoûte.

 


Les routes ? Ça trace droit ! Y a de quoi s’endormir au guidon !

​Pour le mondial de foot au brésil, tous les terrains n’ont pas reçu la même infrastructure. Ici pas de filet ! Pour éviter de courir chercher le ballon , un mur de brique sera amplement suffisant. Tir dans la lucarne interdit 🙂


Les photos du vélo seront désormais sans béquille. Elle a cédé sous le poids des  sacoches. Mais les vis se sont brisées nettes et sont restées dans les pas de vis. Comme si vous cassiez votre clef, dans la serrure.  Personne ne veut le réparer. Éric et Line de « mode cyclabe à Nice : S.O.S  préparez la chignole 🙂


En arrivant près de Pinheiro, le paysage se métamorphose, laissant place à un plat pays. Comme les Pays Bas, patrie de Martha ma mère. Certes avec quelques degrés de plus, mais surprenant tout de même ! Ou sont passés les arbres ?


Pour s’approvisionner, les marchés regorgent de fruits et de légumes. Ces bouteilles plastic oranges suspendues, contiennent une fabrication « piment fais maison ».


Au fil de la route , ces scènes quotidiennes deviennent pour moi un vrai spectacle et une distraction. Elle viennent briser la monotonie de ces longues lignes droite qui sont parfois interminables. Monsieur le boucher est en pleine préparation.​

« C’est le service d’hygiène ou quoi ? Qu’est qu’il me veut lui ? »

Si vous voulez un morceau de foie ou de poumon, attendez votre tour ! Ne vous inquiétez pas , tout est au frais ! Je finis d’abattre la bête et je suis à vous !


Arrivé à CAPANEMA

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Bem vido = Bienvenue

En approchant Bélem, la route s’élargit et perd son âme de Dame Nature. Heureusement la voie de droite (bande d’arrêt d’urgence) me sert de piste cyclable.

Si je vous demande  : quelle heure est t’il  avec la photo ci dessous ? Difficile non ?

Et bien voilà :  le matin, le ciel est limpide. Oui, mais jusqu’à 9h du matin. De 9h à 10 h, de premiers petits nuages apparaissent. De 10h à 13h , les nuages se chargent en humidité et s’alourdissent. Certes ils deviennent un super écran pour le soleil et je reste bien vigilant de leurs évolution.

Voilà après plus d’un mois, à partir de 15h\ 16h, les premières grosses pluies éclatent. Très courte, mais intense. Au début, de grosses gouttes s’écrasent au sol,  dégageant une odeur de terre chaude. La pluie donne le tempo et en 5 minutes, c’est le rinçage automatique assuré si t’es pas à l’abri.


Dernière ligne droite avant​ d’arriver à Bélem. 80 kms séparent ces deux villes. C’est déja la banlieue, et la circulation grandissante de poids lourds, autobus et motos s’intensifient.


L’approche pour rentrer dans Bélem est difficile. Voir dangereuse. Les cars et automobilistes sont aveuglés par la frénésie de la circulation et la loie devient celle du « plus gros qui passe ». Je suis mal barré sur mon petit vélo. Crispé, je serre fort le guidon, regarde sans cesse dans les rétros, et m’écartent constament dans les bas côté sous peine de me faire renverser. Une vigilance extrême obligatoire.

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Les grandes avenues bordées de manguiers me saluent, le calme revient.

Le béton à pris place sur la nature.

​Bélem est une ville côtière. Elle arrive à séduire avec le port de pêcheurs et son activité marchande.


​Pour ma part, je vous remercie de votre lecture et de tous vos commentaires. Je vous dit à tous à très bientôt. Un clin d’œil sur le fil de notre amitié, longue et fidèle.


Un pédaleur errant sans béquille, c’est comme un blog sans commentaires 🙂 alors lachez vous ! c’est juste un blog entre potes !

Au plaisir de tous vous revoir ! Alex