Lecteurs, amis et familles bonjour.

Ravi ​de tous vous retrouver. Une erreur de navigation, deux mauvais conseils et après 50km de vélo vent dans le dos,  je réalise que je m’éloigne de mon itinéraire. Si je fais demi tour, je prends  un  fort vent de face et dois me retaper 50 bornes, alors je persiste et continu dans mon entêtement. Il y a des endroits comme ça où une petite voix intérieur te dis : tu viens ici qu’une fois ta vie,  soit par erreur, soit par amour ; mais dans les deux cas t’es dans la merde !  Et bien j’y suis  à  » DÉSERTO » !

​​Soleil de plomb, vent de face, terres brûlées et craquelées, les lèvres tièdes et la gorge sèche,  je mettrais deux jours pour revenir dans l’axe de mon itinéraire. Ici dans cette pompe à essence, en dernier recours, je trouverai une chambre pour passer la nuit.


Les terres au Brésil sont pratiquement toutes clôturées par des barbelés délimitant  ainsi les propriétés, réduisant considérablement la possibilité de pouvoir camper discrètement en toute sécurité.


Maisons et paysages se fondent dans de mêmes tons, couleurs de terre et de pauvreté.


​​Les lits des rivières sont secs et la végétation se réduit à des épineux rabougris. De petits arbres donnent la seule tonalité verdoyante dans cet environnement désolé, gris et brûlé.

20171117_0729511663452981.jpg
Odeurs de cendre et de terre chaude, ajoutant à la chaleur, un air irrespirable.

La température monte jusqu’à 42°, entre 12h et 14h.


Les routes se présentent droites et vallonnées.


Je me satisfais d’un rien, d’un regard croisé, d’un coup de  klaxon d’une voiture pour m’encourager, d’une pause ombragée, de ma liberté et suis reconnaissant à la vie de m’offrir ces instants partagés. Partagés avec vous, partagé avec une rencontre insolite, comme cet homme  vivant  déjà plus de trois ans dans sa tente le long de la route aux abords  d’un village.

20171114_093446-721605781.jpg

20171114_093846-621791323.jpg
Baltazar me montre avec fierté son travail d’artiste. Client d’un jour, Dieu m’a envoyé à lui et l’on partagera mes quelques victuailles.
20171114_0937371305841385.jpg
Baltazar et Alex vous envoient leurs pensées du Brésil

À vous tous, je vous remercie de votre lecture et vous retrouve très vite sur les routes. Non pas celle qui mènent à DÉSERTO, mais celle qui vont en Guyane !

Votre pédaleur errant vous salue.