Tous mes amis lecteurs  bonjour !

Lever 5heures du mat. L’étape est de 90 kms. Départ bien trop tard pour éviter les grosses chaleurs.

Je décide de faire du vélo stop pour revenir sur l’axe principal et récupérer la grande route qui file sur Lusaka. Gino doit bientôt rentrer en France et opte de rester quelques jours avant son départ, dans ce village typique afin de se reposer et de profiter de cette ambiance calme et loin des touristes.

Pour ma part le voyage continue en direction des chutes Victoria sur le Zambèze. Mais trop peu de véhicules partent de ce village en cul de sac. Les heures d’attente sont longues et le soleil brûlant fait son apparition. Une solution se présente : le car !

Oui mais voilà, pas de place pour prendre le vélo dans ces véhicules bondés de passagers et remplis de cartons de poissons séchés. En Afrique: il y a toujours une solution. Mais pas forcement la bonne 🙂 Le vélo est solidement attaché à l’arrière du bus. Pour éviter les gaz d’échappement qui frôle mon pneu, je mets en place un morceau de carton pour protéger la roue. Erreur qui deviendra fatale !

Le bus n’a plus de batterie, alors pour démarrer, les passagers poussent.

Après 90 kms, nous faisons un stop pour se rafraîchir. Je vois tout le monde afféré derrière le bus et regarder le vélo. Mauvais signes. Pour cause, le carton avec la chaleur s’est consumé et a fait fondre une partie du pneu arrière. N’ayant pas de pneu de rechange, je dois aller sur Lusaka pour réparer. Le conducteur du bus lui , n’a pas l’air de s’en inquiéter !

Mais voilà, deuxième galères. A l’approche de la capitale, un mini bus dont le conducteur sentait bien l’alcool, tamponne notre bus à l’arrière. Et la pédale de mon vélo fait office de parc choc. Résultat : une immense dispute entre les deux chauffeurs + un attroupement des jours de kermesse avec en prime mon grand désarrois. Voilà mon vélo avec un pneu fondu et un axe de pédale bien tordu.

Tous ces événements retardent considérablement notre arrivée sur LUSAKA. Nous arrivons la nuit avec plus de trois heures de retard. Impossible de trouver un endroit pour dormir à ces heures tardives. Le vélo ne roule plus. Je demande au chauffeur si je peux dormir dans son bus ! Devant mon désarroi, il accepte.

Ah oui, j’ai oublié; nous partageons la chambre à deux !

Aire de repos du bus
Les vestiges du carton cramé sur le bus

La nuit fut courte, voir très courte et inconfortable avec toutes ces odeurs de poissons séchés et les mouches dès l’aube ont remplacé tous les passagers.

Dès les premières heures de la journée, le chauffeur avant de prendre son service, me ramène au grand marché central de Soweto à Lusaka. Ambiance garantie.

Ah oui, le chauffeur pendant une marche arrière avec son bus écrase littéralement la roue d’un triporteur. Et voilà une histoire qui n’en fini pas. Après encore une longue discussion, il devra dédommager son propriétaire de la somme des réparations.

Pour ma part, je trouve un pneu de marque indienne et une équipe de choc m’aide à la réparation. Sur la photo suivante, l’homme en arrière plan se frotte la tête et semble s’ inquiéter de la fiabilité de la réparation.

Ouf. Voilà déjà le pneu changé !

Enfin le vélo roule.  Mais au premier essai, l’axe de la pédale est bien tordue et impossible de réparer. C ‘est une pièce de marque allemande propre à ce vélo. Alors sur les souvenirs des conseils de mon ami Bernard et Didier : je suis leurs conseils. Pour aller loin, il faut trouver une solution et savoir s’adapter ! Alors je m’adapte et pédale un peu en canard 🙂 Après quelques essais, je décide de continuer en direction des chutes Victoria. Je dis au revoir au chauffeur du bus et l’aventure continue !

Mon beau pneu indien, combien de kilomètres va t ‘il tenir ?

Si Éric et Jonathan lisent le blog, vous pouvez déjà commander : un jeu de pneu schwabel + un axe de pédale gauche avec en prime. A force de pédaler en canard, une prothèse de rotule pour genoux gauche pour son proprio !

 A très bientôt tous mes amis et merci pour votre lecture et vos soutiens.
Un pédaleur errant avec son canard boiteux ! Alex